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02. juin 2020


L’autarcie n’est pas un paradis bucolique

L’autarcie n’est pas un paradis bucolique

Alors que le pays retourne progressivement à la vie, les dernières statistiques de l’Administration fédérale des douanes (lien) pour le mois d’avril constituent une lecture angoissante. Nos exportations dans le domaine de la bijouterie, de la joaillerie et de l’horlogerie ont chuté de plus de 70 %. Celles des produits chimiques et pharmaceutiques ont diminué de 4,8 % et celles du secteur des machines et de l’électronique, de 4,5 %.

Les instruments de précision et les métaux accusent quant à eux respectivement un repli de 18,2 % et 13,1 %. Au total, nos exportations ont reculé de plus de 10 % en moins d’un mois, perdant 2,2 milliards par rapport au mois précédent. Le coup de frein provoqué par la pandémie de coronavirus est spectaculaire : nos exportations vers la France et l’Italie sont au plus bas depuis 20 ans, alors que nos importations sont retombées à leur niveau de 2005.

Pour notre économie, qui assure une bonne partie de notre prospérité grâce aux exportations, cette situation est dramatique. Je l’avoue, il y a dans ces nouvelles de quoi priver de sommeil tout ministre de l’Économie qui a quelque sens de ses responsabilités.

La panique est toutefois mauvaise conseillère. La fin progressive des restrictions et la reprise des affaires aussi rapide et large que possible, dans le respect des mesures de précaution et d’hygiène indispensables, est à ce stade notre meilleure chance. Le Conseil fédéral a aussi décidé d’avancer certains projets d’investissement pour soutenir l’activité économique du pays. Afin de pouvoir mieux encaisser à l’avenir des chocs imprévisibles comme celui que nous venons de subir, nous devons aussi réfléchir comment rendre notre économie plus résiliente.

Le secteur financier s’est livré à cet exercice après la crise de 2008. Cela lui a permis d’être en mesure de mobiliser rapidement et sans trembler les liquidités nécessaires pour appuyer les mesures de crédit du Conseil fédéral en faveur de nos entreprises bousculées par le COVID-19.

Mais il ne faut pas faire d’erreur : rendre notre économie plus robuste ne signifie pas barricader le pays. Ceux qui préconisent de rapatrier la production à la suite des couacs d’approvisionnement du début de la crise se trompent de cible. L’autarcie n’est pas le paradis bucolique que certains se plaisent à imaginer. Cela n’a pas de sens de fabriquer des biens à faible valeur ajoutée dans un pays aussi avancé que le nôtre.

Au contraire, nous devons, d’une part, renforcer notre collaboration avec nos partenaires afin d’immuniser autant que possible les chaînes de valeur mondiales contre les réflexes nationalistes et, d’autre part, développer encore notre réseau d’accords de libre-échange en cherchant de nouveaux partenaires assurant des avantages mutuels. Nous diversifierons ainsi notre approvisionnement et renforcerons nos chances de retrouver dans un avenir proche des acheteurs pour nos produits industriels à haute valeur ajoutée. Notre prospérité dépend de cette approche ouverte et raisonnable.

Guy Parmelin, conseiller fédéral


15 mai 2020


Reprendre pied en préparant nos vacances en Suisse

La Suisse semble encore toute étonnée de retrouver des activités plus normales après des semaines de confinement. Nos rues restent clairsemées. La fréquentation des transports publics, des magasins et des établissements publics est encore modeste. Bien sûr, nombreuses sont encore les personnes qui poursuivent leurs activités professionnelles depuis leur domicile, par le biais du télétravail. Pas de pause bistrot pour eux.

D’un côté, il faut certainement saluer la prudence proverbiale de nos concitoyennes et concitoyens. Ils veulent à tout prix éviter une seconde vague de contamination dans notre pays. Il faut en effet tout faire pour éviter une recrudescence de la maladie.

D’un autre côté, nos commerçants, restaurateurs et entrepreneurs sont inquiets quant à leur avenir. Pour l’instant, pour un grand nombre d’entre eux, la reprise de leurs activités se fait à perte alors que les compensations des APG prennent fin. Ils craignent pour leur futur.

Je les comprends. Ceci d’autant plus qu’ils ont souvent consenti d’importants efforts pour aménager leurs cafés, leurs magasins et leurs ateliers afin que leurs employés puissent travailler en toute sécurité et leurs clients revenir sans risque excessif.

La prudence reste de mise, mais nous devons reprendre confiance. Le Conseil fédéral a toujours visé à aplanir la vague des contaminations afin d’éviter que notre système de santé ne soit débordé. Cet objectif est atteint. Mais nous ne pouvons attendre que le virus disparaisse totalement. Nous devons apprendre à vivre avec lui.

Nous devons surtout nous remettre à vivre, fréquenter nos boutiques, nos terrasses, reprendre notre vie sociale et économique dans le respect des règles de distanciation sociale et d’hygiène. C’est parfois insatisfaisant, mais l’avenir de notre pays dépend de notre capacité à nous adapter à la nouvelle situation.

Nous devons à nouveau préparer l’avenir, par exemple en planifiant nos vacances. Les possibilités restent limitées. Les frontières s’entrouvrent seulement. Mais c’est l’occasion de redécouvrir la Suisse et de la faire découvrir aux jeunes et aux enfants. Cela nous permettra de renouer avec notre pays, sa beauté naturelle, la richesse de son histoire et son infinie capacité de s’adapter à toutes les vicissitudes de l’existence.

En nous aventurant pour une fois sur la Riviera vaudoise au lieu des côtes méditerranéennes, à Bâle et à Genève au lieu de Berlin ou Paris, dans les Alpes au lieu des Montagnes rocheuses, nous contribuerons tous à ce que nos entrepreneurs, nos hôteliers et nos restaurateurs reprennent pied et confiance. Ils en ont besoin. Le pays en a besoin. Nous en avons tous besoin.

Guy Parmelin, conseiller fédéral


7 mai 2020


Déconfinement: reprenons confiance dans l’action

Une crise impose ses propres rythmes. C’est la raison pour laquelle je n’ai plus fait usage de ma « Ligne directe » depuis le 10 mars. Mais c’est justement durant une crise qu’un gouvernement doit expliquer de la façon la plus détaillée son action. Le Conseil fédéral l’a fait au cours de conférences de presse marathon au cours desquelles les représentants des médias ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient. Mais je souhaite poursuivre l’habitude que j’ai prise de vous adresser de temps à autre directement quelques lignes.

Rester maître de son temps est un des impératifs des situations d’urgence. Un autre, c’est sortir de sa bulle, parler aux gens pour comprendre leur situation, leurs besoins et leurs craintes, mais aussi leurs espoirs. J’ai pu le faire en visitant ces dernières semaines l’Office de l’assurance chômage de Berne, un chantier à Ostermundigen, un garden-center, une entreprise de biotechnologies, un hôtel et une ferme en pleine récolte d’asperges. J’ai ainsi pu avoir un petit aperçu des défis très divers qu’affrontent nos entreprises et leurs employés.

Les entretiens que j’ai eus avec les partenaires sociaux, les représentants des branches et de nombreux élus cantonaux et fédéraux, ont complété le tableau. Les innombrables lettres et les courriels que j’ai reçus m’ont aussi permis de sentir comment la crise était vécue par nos concitoyennes et concitoyens dans le pays et comment l’action du Conseil fédéral était perçue. C’étaient des lectures souvent touchantes, parfois poignantes, mais aussi plus d’une fois très encourageantes. De ce courage, nous en aurons besoin.

Ne nous faisons pas d’illusions. Notre économie va encaisser un choc. Je suis certes persuadé que de nombreux secteurs et branches reprendront rapidement leur souffle et rattraperont même une partie de leurs pertes. Mais certains autres ne pourront jamais refaire leur manque à gagner. Les nuitées perdues, les vols annulés et les événements supprimés le sont pour toujours. Les secteurs de la gastronomie, du tourisme et du divertissement sont probablement les plus touchés et cela pour plus longtemps que d’autres. La question de la reprise de l’économie mondiale pèse sur nos industries d’exportations. Le secteur des conseils personnalisés et du bien-être, dont les modèles d’affaires sont souvent fragiles, va être bouleversé.

Mais se laisser paralyser par l’inquiétude n’apporte rien. Il faut aller de l’avant. Le pays fait actuellement ses premiers pas pour sortir du confinement. Cela demande prudence et vigilance. Nous ne devons pas baisser la garde trop vite. Mais le fait de pouvoir reprendre des activités professionnelles et économiques permet de regagner confiance et reconstruire l’avenir du pays. Merci à tous ceux qui s’y engagent avec détermination, mais aussi avec un sens aigu des exigences du moment. Nous gagnerons en restant unis.

Guy Parmelin, conseiller fédéral


10 mars 2020


Coronavirus : des aides ciblées grâce au chômage partiel

L’épidémie de coronavirus a des répercussions directes sur l’ensemble de notre économie. Dans le pays, les secteurs du tourisme, de la culture et de l’événementiel sont particulièrement touchés. L’industrie d’exportation et le transport aérien sont exposés au ralentissement des échanges commerciaux internationaux.

Des voix s’élèvent pour réclamer de la Confédération des soutiens pour les domaines les plus touchés. Ma rencontre de jeudi dernier avec les partenaires sociaux, les représentants des secteurs concernés et les cantons m’a clairement montré que dans la situation actuelle, un programme conjoncturel n’est pas opportun. Les situations sont trop diverses pour que des aides générales produisent les effets escomptés.

Cela ne veut cependant pas dire que la Confédération reste les bras ballants devant la situation très difficile qui se développe dans certains secteurs. Nous avons rapidement accordé la possibilité de demander des indemnités de réduction de l’horaire de travail. A la fin de la semaine dernière, quelque 93 entreprises ont fait la demande pour environ 3000 emplois, selon les premiers chiffres communiqués par les cantons au SECO. Mais ils sont encore incomplets. Nous nous efforçons actuellement de réduire la bureaucratie de ce système afin de faciliter des réponses rapides. Le chômage partiel est actuellement le meilleur instrument dont nous disposons pour apporter une aide ciblée aux entreprises qui en ont besoin et pour maintenir les emplois.

Pour certaines professions particulièrement exposées comme les musiciens, les acteurs et les artistes, les périodes de cotisations à l’assurance-chômage sont doublées pour les périodes d’emploi où ils sont au bénéfice d’un contrat de travail. D’autres mesures sont à l’étude et nous ne perdrons de vue aucun secteur.

Je suis convaincu que l’économie suisse et la Confédération disposent des ressources et de la résilience nécessaire pour traverser cette période difficile. Cette crise, par son ampleur et ses conséquences va nécessiter de notre part des efforts d’adaptation considérable. Il faut impérativement trouver des réponses adéquates et devenir meilleur. Là réside le défi principal.

Guy Parmelin, conseiller fédéral


26 février 2020


Investir dans la recherche et la formation : la fertilité des cerveaux s’entretient

En novembre dernier, j’ai remis le Prix scientifique suisse Marcel Benoist à Nicola Spaldin, une physicienne anglaise de l’EPFZ pour ses travaux sur les multiferroïques. En décembre, j’assistais à la cérémonie des prix Nobel qui honorait les deux astrophysiciens suisses Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte des premières exoplanètes.

Le même mois, CHEOPS, le premier satellite construit sous l’égide de la Suisse prenait son envol. Il permettra de mieux connaître les planètes révélées par nos deux lauréats du Nobel de physique. Tout ça sans même parler de tout ce qui se passe en médecine, en biologie, en informatique et dans les sciences humaines.

Depuis que j’ai pris la tête du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, je ne passe pas une semaine sans m’émerveiller des prouesses scientifiques et techniques dont notre pays est capable. C’est peut-être un cliché, mais il vaut la peine d’être répété ici : le succès de notre pays ne s’explique que par la fertilité de nos cerveaux.

Cette fertilité s’entretient. Le Conseil fédéral propose aux Chambres d’investir 28 milliards de francs dans la formation, la recherche et l’innovation dans les 4 ans à venir (2021-2024). Ce sont 2 milliards de plus que lors de la période précédente. Cet argent permettra à notre économie de rester à la pointe de la technologie et de l’innovation.

En garantissant la durabilité de notre formation, tout particulièrement professionnelle, et en faisant en sorte aussi que près de 95 % de nos jeunes obtiennent un diplôme du secondaire II, cet investissement assure en outre que la grande majorité des habitants de notre pays trouvent une place dans une économie attractive et compétitive.

Formation, recherche et innovation sont les fondements de la réussite économique la Suisse. La Confédération, en collaboration avec les cantons et les autres partenaires, s’engage pour que cette « success story » se poursuive.

Guy Parmelin, Conseiller fédéral


19 février 2020


La Suisse investit dans le futur de la planète

Le Conseil fédéral propose au Parlement d’augmenter la participation suisse aux institutions financières de coopération et de développement. La Suisse injectera un total de 297 millions de francs dans le groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

Je suis convaincu que c’est un investissement judicieux, tant du point de vue économique qu’environnemental. L’impact du changement climatique est réel et observable pour tous. Les pays en développement sont particulièrement exposés à ces conséquences. Les pays du continent africain en particulier ne disposent souvent pas des ressources nécessaires pour adopter des politiques limitant les causes du changement climatique et répondant à ses conséquences.

Leurs systèmes économiques et agricoles, plus fragiles, sont aussi plus menacés. Leur éventuelle dégradation risque d’augmenter les pressions migratoires. Ceux-ci se répercuteront nécessairement sur notre continent, donc sur la Suisse.

Pour éviter tous ces effets négatifs, la Suisse soutient l’effort concerté de l’ensemble des pays membres du Groupe de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Ceux-ci ont en effet convenu de procéder à une augmentation de 13 milliards et de 7 milliards de dollars respectivement.

La lutte contre la pauvreté et le changement climatique sont au centre de cet effort. Avec sa contribution, la Suisse manifeste non seulement sa solidarité avec les bénéficiaires des crédits à venir, mais aussi avec l’ensemble des investisseurs. Cela renforce la position de notre pays comme partenaire fiable dans le système international.

Certains souhaiteraient rendre conditionnelle la contribution suisse en y attachant des exigences précises. Selon les règles en vigueur, ce n’est pas possible. Ces institutions financières sont libres de leurs décisions dans le cadre de leur mandat. Mais je suis personnellement gouverneur de la Banque mondiale et des autres institutions du groupe.

En cette qualité, je m’engage pour que les intérêts de la Suisse soient pris en compte. Nos représentants auprès de la Banque africaine de développement feront de même. Les investissements suisses au sein de ces instituts serviront donc les intérêts de notre pays en servant ceux de l’ensemble de la planète.

Guy Parmelin, Conseiller fédéral


13 février 2020


La PA22+, une politique agricole respectueuse de l’environnement

Tous les quatre ans, le Conseil fédéral redessine la politique agricole de la Suisse. La Politique agricole 22+, qui couvrira les années 2022 à 2025, est placée sous le signe de la durabilité. Les messages de notre population au cours des dernières années ont été clairs : elle veut une agriculture respectueuse de l’environnement et des aliments sains. Elle l’a notamment signalé en faisant aboutir deux initiatives qui réclament moins de pesticides et une meilleure protection des eaux. Le peuple se prononcera sur ces textes.

Une commission du Conseil des États veut en outre rendre le plan d’action du Conseil fédéral contre les pesticides plus contraignant. Elle a récemment envoyé en consultation un texte dans ce sens. Le Conseil fédéral a d’ailleurs décidé de le soutenir. C’est une bonne chose.

Quels que soient les résultats de toutes ces initiatives, la PA 22+ apporte déjà des réponses à ces préoccupations en favorisant les bonnes pratiques. La nouvelle politique agricole remplit un mandat constitutionnel très clair. Elle contribue « à la conservation des ressources naturelles et à l’entretien du paysage rural », comme le prévoit l’article 104 de la Constitution. Elle encourage « au moyen de mesures incitatives (…) les formes d’exploitations particulièrement en accord avec la nature et respectueuses de l’environnement et des animaux ». Enfin, elle « protège l’environnement contre les atteintes liées à l’utilisation abusive d’engrais, de produits chimiques et d’autres matières auxiliaires ».

Bien sûr, nombreux seront ceux pour lesquels ce ne sera toujours pas suffisant. Mais nos agriculteurs devront déjà consentir à d’importants efforts pour pouvoir bénéficier des soutiens prévus par la PA 22+. Je suis pour ma part convaincu que leur engagement produira à moyen et à long terme des effets mesurables qui répondront aux préoccupations de notre population, tout en préservant la sécurité de l’approvisionnement de notre pays, une autre mission que notre Constitution nous assigne. En fin de compte, ce seront les consommateurs qui valideront le résultat en achetant – ou non – les produits durables de nos agriculteurs.

Guy Parmelin, Conseiller fédéral

 


5 février 2020


Logement : pour une solution simple et rapide

La campagne sur l’initiative « Pour davantage de logements abordables », sur laquelle nous voterons le 9 février prochain, aura été brève. En fait, elle s’est résumée pour moi aux débats télévisés d’Infrarouge sur la RTS et d’Arena sur la SRF. Mais elle n’en a pas moins été intense. Lors de ces échanges, les partisans de l’initiative n’ont rien lâché.

Nous sommes certes d’accord sur un point : dans un grand nombre de centres urbains, des logements abordables pour les ménages plus modestes manquent. L’initiative ne permet cependant pas de résoudre ce problème. Elle est contraire à notre fédéralisme, perturbe certains mécanismes du marché et empêche une solution plus simple, plus efficace et mieux ciblée.

En voulant fixer un quota de 10 % de logements d’utilité publique sur l’ensemble du territoire, l’initiative ne tient pas compte des vrais besoins des communes et des villes. Elle va susciter la construction de logements d’utilité publique là où elle n’est pas forcément nécessaire, sans pour autant améliorer la situation dans les grands centres urbains.

Le droit de préemption communal et cantonal prévu par l’initiative va en outre décourager les investissements privés. Quel intérêt pour un investisseur de développer un projet pour un terrain si un droit de préemption public risque de le lui faire passer sous le nez ?

Enfin, si l’initiative devait être acceptée, sa mise en œuvre demanderait encore d’importants travaux législatifs. Ils prendront du temps et entraîneront sans doute une administration coûteuse.

La solution proposée par le Parlement est plus simple et plus rapide : injecter 250 millions de francs supplémentaires sur 10 ans dans le fonds de roulement pour l’octroi de prêts à taux préférentiel aux constructions et rénovations d’utilité publique.

Cela permettra de faire émerger rapidement de nouvelles offres ciblées sur le marché du logement grâce à des mécanismes éprouvés. Pour toutes ces raisons, la majorité du Parlement, le Conseil fédéral et moi-même, en tant que ministre du Logement, recommandons de voter non à l’initiative.

Guy Parmelin, Conseiller fédéral


31 janvier 2020


Débattre, mais en connaissance de cause

Un blog ? Oui, un blog. La raison est simple : de temps en temps, je souhaite vous présenter brièvement mon action en tant que membre du Conseil fédéral et chef du DEFR. Dans ce rôle, je porte toute une série de chapeaux qui, dans d’autres pays, sont portés par une brochette de ministres. Je suis ministre de l’économie, de la formation et de la recherche, comme l’indique le nom complet de mon département.

Mais je suis aussi chargé de l’agriculture, du travail, du logement, du commerce extérieur, de l’innovation, des responsabilités qui constituent des portefeuilles ministériels à part entière dans la plupart des gouvernements du monde. Avec l’Office fédéral de l’approvisionnement économique, je dois en outre veiller à ce que notre pays puisse fonctionner même lorsqu’il traverse des passes difficiles qui menacent notre population ou notre économie.

Par le biais du CIVI, je suis aussi responsable du service civil. Enfin, je supervise une partie de notre action sociale. Le SECO exécute en effet certaines tâches liées à l’assurance chômage. Bref, le travail ne manque pas. J’aurai certainement le plaisir de vous préciser mes vues sur l’un ou l’autre dossier de mon ressort. Cela vous permettra de vous faire une idée plus précise sur ce qui nous occupe dans mon département.

Mais je souhaite aussi partager de temps à autre avec vous une réflexion, une idée, une observation. Cela vous permettra, je l’espère, de mieux comprendre ce qui me préoccupe et dans quel esprit j’agis dans ma fonction. La politique est toujours un exercice de haute voltige et je suis conscient que je prends un risque en voulant ainsi m’adresser à chacun de vous.

Mais je suis convaincu qu’en vous parlant de façon directe et sans intermédiaire, mes vues et intentions deviendront plus claires pour beaucoup d’entre vous. Même si vous ne les partagez pas toutes, vous saurez mieux ce qui motive mes choix. Cela permettra de débattre en connaissance de cause et faire avancer notre pays. Et cela, c’est ma motivation la plus importante.

Guy Parmelin, Conseiller fédéral

Dernière modification 02.06.2020

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